Celui qui fait tout pour nous empêcher de créer

Clé 4 : Déjouez la méfiance de votre censeur intérieur

 

Qui nous paralyse ?

Nous avons vu avec les clés précédentes que la créativité de notre enfance a été chez la plupart d’entre nous recouverte de couches d’injonctions paralysantes. Mais est-ce que pour autant nous n’avons pas notre part de responsabilité dans le gel de notre créativité ? Reconnaître que nous avons été soumis à des injonctions qui ont bloqué notre inspiration créatrice signifie-t-il que nous ne sommes pour rien dans l’affaire ?

Si nous mettons tout sur le dos des autres, nous nous transformons en victimes. Et si nous sommes des victimes, alors notre estime est bien basse et nous restons coincés là-dedans, sans rien changer. Nous n’y pouvons rien.

Mais si nous reconnaissons que ces injonctions nous les avons faites nôtres, alors ça change tout. Cela veut dire que nous sommes partie prenante et donc que nous avons les clés en mains pour modifier le programme.

Car être créatif, c’est tout sauf être victime. Etre créatif, c’est se donner le pouvoir de devenir créateur de sa vie, responsable de ses choix. Et cela, ça fortifie l’estime de soi. Il est donc important de repérer d’où viennent les injonctions négatives mais surtout de voir ce que nous en avons fait. Car il se pourrait bien que nous nous soyons servi de ces injonctions pour alimenter notre censeur intérieur ! Alors, penons un moment pour observer ce censeur qui nous met si souvent des bâtons dans les roues quand il s’agit de créer.

Un censeur intérieur qui sait bien nous embobiner

Il se peut que notre censeur intérieur se donne des allures d’âme charitable : chaque fois que nous avons envie de créer, il nous rappelle que nous avons ce coup de téléphone à donner à un ami qui ne va pas bien, cette visite à faire à notre vieille tante.

Il se peut qu’il se prenne pour quelqu’un de tellement occupé qu’il manque perpétuellement de temps.

Il se peut aussi qu’il se dise qu’avec la vie qu’il mène, il mérite un peu de détente devant la télé ou un jeu video.

Il se peut encore qu’il nous fasse croire qu’il ne peut pas rester seul avec nous et qu’il a sans cesse besoin des autres : il va alors nous inviter à consulter nos mails et nos sms toutes les 5 minutes, à aller voir ce qui se passe dans la pièce d’à côté où se trouvent nos enfants, notre conjoint, notre chien ou notre poisson rouge.

Il va peut-être nous dire que nous avons d’autres envies bien plus pressantes : fumer une cigarette, manger du chocolat, boire un thé.

Il se peut enfin qu’il nous dise que nous n’avons pas le matériel, pas les compétences, pas l’espace, pas l’inspiration pas… encore et encore. La liste est longue de toutes les bonnes raisons et excuses qu’il nous donne pour nous empêcher de nous mettre à créer.

Et le vôtre, de censeur intérieur, il ressemble à quoi ?

Suivant les personnes, le visage et les arguments du censeur intérieur sont différents. A quoi ressemble le vôtre ? Il est temps de le découvrir !

  • Prenez des matériaux créatifs qui vous plaisent et que vous avez sous la main (crayons, peinture, images de magazines à découper et coller, pâte à modeler…).
  • Respirez tranquillement et mettez-vous en lien avec toutes les idées qui vous passent par la tête chaque fois que vous voudriez créer et que vous ne le faites pas.
  • Imaginez à quoi ressemble celui ou celle qui vous raconte tout ça et représentez-le comme vous le ressentez.
  • Quand votre censeur intérieur est terminé, donnez-lui un nom et placez-le dans le lieu où vous pourriez vous installer pour créer et chaque fois que vous voulez créer et que vous entendez les voix intérieures qui vous retiennent, regardez ce censeur (que vous avez sorti de vous, notez-le !) dans les yeux et…  tirez lui la langue ou faites-lui une grimace !

Essayez ! Vous m’en direz des nouvelles…

A bientôt pour découvrir la clé qui va vous apprendre à développer votre attention.

Et si votre censeur intérieur est tellement costaud et envahissant que vous ne voyez pas comment en venir à bout, vous pouvez peut-être envisager de vous inscrire à l’atelier du samedi 9 décembre : à plusieurs, on est plus fort !

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