Un match sans perdant

Raison VS émotions : un match gagnant-gagnant ?

En avril, ne te découvre pas d’un fil …

Au moment où le printemps s’est officiellement installé et alors que mars s’effaçait pour laisser la place à avril, la pluie et le froid sont revenus sur le devant de la scène.

C’est tant mieux : les réserves en eau vont pouvoir se refaire. Pourtant, moi, à ce moment de l’année, j’aurais besoin d’enlever des couches de vêtements et de me chauffer au soleil.

Cela me ramène à la relation entre ce que j’aimerais pour moi et ce qui est bon pour d’autres que moi (la nature étant un autre que moi !).

Comment concilier, sans me sentir frustrée, ce dont j’aurais besoin et ce dont les autres ont besoin ? Comment écouter mes besoins tout en prenant en compte ceux des autres ? Comment, quand il n’y a pas de négociation possible – et la météo n’est pas négociable ! – négocier avec moi-même pour que je me sente aussi bien que possible ?

Raison raisonnable et raison résonante

Bien sûr ma raison me dit que depuis le temps qu’on attendait la pluie, c’est bien qu’elle soit là. Or la raison peut être approchée depuis deux points de vue :

  • « Sois raisonnable ! » : c’est la raison qui ne s’intéresse pas à ce que je ressens et à ce que je vis et qui me contraint à « rentrer dans les clous ». Cette raison-là ne va pas m’aider beaucoup.
  • « Prends du recul et observe ce qui se passe ! » : c’est la raison qui fait contrepoids à mes émotions. Cette raison-là va m’être d’une grande utilité.

Attention ! Besoin à satisfaire !

Face à des besoins qui ne peuvent être satisfaits, l’émotion (tristesse, colère, frustration, découragement ou dégoût) risque de m’envahir. Or l’émotion est là pour m’avertir d’un besoin, elle n’est pas là pour m’engloutir.

C’est là que la raison « résonante » (c’est-à-dire qui résonne avec ce que je vis) est intéressante : au lieu de faire taire mes besoins elle va m’aider à les reconnaitre, tout en évitant à mon système émotionnel de me submerger.

Puisque l’émotion me parle d’un besoin à satisfaire, la raison résonante m’invite à prendre le temps de le repérer, de le reconnaitre et de le nommer. Ensuite je regarde s’il peut être satisfait dans les circonstances actuelles. Si ce n’est pas le cas, je négocie avec lui : « Je t’ai entendu et, promis, je m’occupe de toi un peu plus tard. » Ou, si le plus tard ne dépend pas de moi (comme dans le cas de la météo) je cherche quel autre besoin se cache derrière lui : j’ai besoin de soleil mais au-delà, quel est mon besoin ? De la chaleur ? De la douceur ? De la lumière ? Autre chose ? Ce besoin-là ne peut-il pas être satisfait même s’il pleut pendant quarante jours ? Sous quelle forme ?

Pour un match sans perdant

Si je n’écoute que la raison et jamais les émotions, ma vie est insensible, pauvre, en tension permanente, ; si je n’écoute que mes émotions et me méfie de ma raison, ma vie est faite de tempêtes permanentes qui m’épuisent et risquent de me faire prendre de mauvaises décisions.

L’écoute de mes besoins est le point d’équilibre entre mes émotions et ma raison. Elle me permet d’harmoniser mes deux systèmes : celui qui me met en mouvement et celui qui me fait prendre du recul.

Elle fait de mes différentes modalités d’être au monde un match sans perdant, un engagement solidaire de moi à moi, qui m’ouvre à l’écoute des autres et à la possibilité de jouer avec eux aussi un match gagnant-gagnant.

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